L’alternative à l’autoentreprise pour les freelance

Publié le : 24 juin 20225 mins de lecture

Beaucoup de gens envisagent de compléter leurs revenus par d’autres métiers et choisissent de travail indépendant dont l’objectif est de bénéficier d’une autonomie complète pour organiser son travail ; de la possibilité d’une augmentation régulière de ses revenus ; d’une absence de contraintes relatives à une quelconque hiérarchie. Pourtant, les risques sont nombreux et afin d’éviter les mauvaises surprises, il existe des alternatives qui peuvent convenir à plusieurs personnes.

Acquérir le statut d’indépendant

Acquérir le statut de travailleur indépendant implique de créer une entreprise dans le but de se mettre à ses propres affaires et est souvent reconnu derrière l’origine anglaise du mot freelance. Être travailleur indépendant peut se faire séparément du statut de salarié ou de chômeur. Pour ceux qui n’ont pas de professions, il n’y a pas de problèmes, vous devrez juste vous occuper de toutes les démarches nécessaires pour créer une entreprise, et afin de vous aider, vous pouvez aller sur cette page. Pour les salariés, par contre, si travailler en freelance est tout à fait possible, cela implique néanmoins de remplir certaines conditions garantissant la non concurrence avec le travail en cours pour éviter certains conflits d’intérêts. En bref, quand vous vous lancez en freelance, il faut créer votre entreprise et remplir toutes les formalités juridiques, les conditions de fiscalité ainsi s’aligner aux conditions financières qui supposent la tenue des livres de compte selon les règles applicables.

Adhérer à une CAE

Une CAE ou coopérative d’activités et d’emplois permet de se lancer dans l’auto-entrepreneuriat tout en intégrant une structure. Ce faisant, vous lancerez vos activités tout en évitant les risques dus à la création d’une entreprise individuelle puisque vous bénéficierez de la protection du CAE. Ainsi, la personne est reconnue en même temps en tant qu’entrepreneur et adhérent rémunéré du CAE. De ce fait, les privilèges rattachés aux salariés tels que définis par la loi lui seront octroyés sauf, bien sûr, les exceptions relatives aux départs en congé qui nécessitant l’accord du patron. Ainsi, concrètement, bien que vous fassiez un travail indépendant, vous serez rattachés à une structure qui s’occupera de prendre en charge la totalité des formalités administratives et la gestion courante de votre activité.

Par ailleurs, le CAE prévoit aussi divers accompagnements et formations à l’endroit des adhérents vous permettant d’échanger avec d’autres homologues et parfaire ainsi votre réseau. Toutefois, en échange de tous ces services, la CAE prélèvera 10% du chiffre d’affaires que vous générerez à titre d’honoraires ainsi que pour le paiement des diverses cotisations. Enfin, il faut savoir que la rémunération se fera en fonction du chiffre d’affaires avec la déduction de toutes les charges et les différents coûts, ainsi que les frais fixes.

Professions intellectuelles : opter pour le portage salarial

Enfin, la dernière alternative vous permet de se placer sous portage salarial. Régi par l’article L1251-64 du code de travail, le portage salarial met en relation une personne portée avec une entreprise de portage et les entreprises clientes par un contrat. On y retrouvera le régime du salariat du porté et la rémunération de l’entreprise de portage pour les prestations réalisées chez le client. Ayant beaucoup de points semblables avec la CAE, il vous permet de bénéficier du statut d’un salarié tout en restant à votre compte moyennant rétribution d’une partie de chiffre d’affaires à titre d’honoraires. Ainsi, vous pouvez effectuer un travail à distance et éprouver la rentabilité de votre projet sans se lancer dans la création d’entreprise. La différence étant que contrairement au CAE qui intègre des activités généralistes telles que l’artisanat, le portage salarial est plutôt tourné vers les professions intellectuelles telles que l’audit, l’expertise… Enfin, le portage salarial permet de développer un réseau solide et un accompagnement poussé jusqu’à l’utilisation du numéro d’agrément de formation indispensable dans ce secteur.

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