Depuis 2009, le statut d’entreprise simple est accessible à toute personne souhaitant créer une petite entreprise en France. Le statut était à l’origine appelée auto entrepreneur, mais il est maintenant appelé micro-entrepreneur. Ceux qui adoptent ce statut dirigent leur entreprise comme une micro-entreprise. La popularité de ce statut est généralement due au fait que les formalités d’enregistrement des entreprises sont faciles à accomplir et que les règles fiscales et comptables sont moins pénibles que les autres formes de statut d’entreprise. Mais quels sont les véritables avantages de ce régime ?

Micro-entrepreneur : tenue facultative des livres de comptabilité

Contrairement aux entrepreneurs individuels dits classiques, un micro entrepreneur n’est pas tenu de tenir des livres de comptabilité dans lesquels figurent tous les comptes annuels, à l’exception d’un livre détaillant les revenus journaliers perçus (avec les pièces justificatives comme les factures, etc.) ainsi qu’un registre d’achats enregistrant toutes ses dépenses. Cela lui permet de réduire considérablement ses coûts.

Ces règles comptables simples sont souvent citées comme l’un des principaux avantage de l’exploitation de l’entreprise en tant que micro-entrepreneur, car il n’est pas nécessaire d’engager un comptable. Cela dit, le recours à un comptable n’est jamais obligatoire. Vous pouvez le faire vous-même si vous vous sentez suffisamment compétent pour le faire.

De nombreux autres avantages au niveau de la comptabilité vous sont exposés dans différents sites web, comme www.compte-pro.com. Ainsi, si vous souhaitez lancer une auto entreprise, n’hésitez pas à y faire un tour et à découvrir toutes les informations relatives à la création de votre projet.

Paiement des cotisations sociales et facturation de la TVA d’une micro-entreprise

Il n’y a pas de niveau minimum de cotisations de sécurité sociale à payer, de la même manière que pour les autres statuts des entreprises. Vous payez votre assurance sociale au fur et à mesure, sur la base de vos chiffres d’affaires (notamment après soustraction de vos dépenses réelles), et si vous n’avez pas de ventes au cours d’une période donnée, vous n’en paierez aucune pour cette période. Ce n’est que si vous ne déclarez pas de chiffre d’affaires pour une période de deux ans que vous perdez le statut. Cependant, la microentreprise doit être réelle, et non marginale ou accessoire, sinon vous risquez d’être désaffilié.

Quant au montant de l’impôt sur le revenu, cela peut être l’équivalent de 1 % de votre chiffre d’affaires si vous êtes spécialisé dans la vente de marchandises, de 1,7 % si vous proposer des prestations de service, et de 2,2 % si votre activité relève du RSI ou de la CIPAV.

En outre, avant 2018, une entreprise adoptant le statut fiscal de micro-entrepreneur ne pouvait pas facturer la TVA sur ses biens ou services ni récupérer la TVA payée sur ses achats. Si vous souhaitez facturer la TVA, vous ne pouvez pas utiliser le statut fiscal de micro-entrepreneur. Cependant, depuis 2018, alors que les plafonds de chiffre d’affaires pour conserver ce statut ont été doublés, les plafonds de chiffre d’affaires TVA restent inchangés : ils représentent désormais la moitié de ceux du micro statut. Et tant que vous ne dépassez pas ces plafonds, vous pourrez profiter de cette franchise de TVA, ce qui vous permet aussi de gagner du temps, car votre comptabilité est simplifiée.

Création de micro-entreprise : une démarche simplifiée

Le dernier avantage, et non le moindre, c’est que le statut de micro-entrepreneur est très accessible. En tant que personne physique, que vous souhaitiez exercer une activité libérale, commerciale ou artisanale, vous avez la possibilité d’accéder à ce régime en toute facilité et sans restriction.

En effet, la réalisation de toutes les formalités est relativement simplifiée pour devenir auto entrepreneur. Si vous remplissez toutes les conditions requises afin de profiter du statut d’auto entrepreneur, il ne vous reste plus qu’à effectuer une déclaration de micro-entrepreneur (un formulaire désormais disponible en ligne) afin de démarrer votre micro-entreprise.

Cette déclaration comportera toutes les informations vous concernant (identité et coordonnées), sur l’activité que vous comptez exercer, ainsi que sur l’option fiscale que vous avez choisie. Celle-ci doit être ensuite accompagnée d’un bon nombre de pièces justificatives, dont votre pièce d’identité, un justificatif de domicile récent (datant de moins de 3 mois) et une déclaration sur l’honneur de non-condamnation.

Statut de micro-entrepreneur : Les exclusions

Sachez tout de même que certains types d’activités commerciales sont exclus du statut d’auto-entrepreneur.

Ceux qui achètent et vendent des biens à titre professionnel, les agents immobiliers, les promoteurs, les sociétés financières, les professionnels de la santé, les comptables, les agents d’assurance et les professions agricoles ne peuvent donc adopter le régime de micro-entrepreneur. Quant aux artistes, aux écrivains et ceux exerçant dans des activités scientifiques et sportives, il y a une certaine limite les concernant.

Par ailleurs, si vous songez à engager un employé, le statut de micro entreprise n’est vraiment pas adapté à votre projet. En effet, embaucher un salarié va vous représenter un certain coût. De ce fait, lorsque vous vous lancez dans la création de micro-entreprise, vous devez obligatoirement travailler seul, sauf si votre activité vous rapporte beaucoup, vous permettant de rémunérer à la fois vous et votre salarié.

Et enfin, pour l’enregistrement de votre micro-entreprise, la location d’un logement non meublé est également imposée selon les règles des revenus fonciers.