Le statut d’auto-entrepreneur 2014 permet à tout demandeur d’emploi, étudiant, salarié, fonctionnaire, retraité, la création simple et facile d’une activité cumulée avec un salaire ou une pension de retraite. La simplification des régimes de l’entreprise individuelle et la fusion des régimes du micro-social et du micro-fiscal en un régime simplifié de la micro-entreprise apportent plusieurs avantages aux auto-entrepreneurs. Mais cela n’exclue point les inconvénients qui seront recensé dans cet article.

Avantages du statut d’auto-entrepreneur

Le statut d’auto-entrepreneur et salarié est favorable pour démarrer une activité aux moindres frais. Il peut se cumuler avec un autre statut tel que le statut d’un étudiant, d’un salarié, fonctionnaire… pour gagner plus ;

Il peut concerner des activités commerciales, artisanales ou libérales (non réglementées) et puisque le chiffre d’affaires est nul, il n’y a ni de charges sociales ni d’impôts à payer.

Il n’y a pas également de TVA à facturer aux clients : prix de vente = prix TTC direct. Ce qui vraiment avantageux pour ceux qui sont assujettis à la TVA.

L’enregistrement comptable est par ailleurs très simple aussi bien pour les achats que pour les ventes.

L’entrepreneur peut déclarer son activité ; tester une activité avec un marché de niche et n’est pas obligé d’avoir un comptable ou un système de gestion comptabilité par informatique.

Vous pouvez collecter des informations sur la comptabilité gratuite sur comptabilite-gratuite.

Toutes les auto-entreprises bénéficient d’une exonération de la CFE (cotisations foncière des entreprises) pendant l’année de création de l’entreprise et les deux années qui suivent. Quant à l’arrêt de l’activité, elle est très facile à réaliser par le recours à la liquidation d’une entreprise individuelle classique.

Inconvénients du statut d’auto-entrepreneur

Bien que le statut d’auto-entrepreneur nous offre de nombreux avantages, il a aussi un panel d’inconvénients qui méritent d’être mentionnés :

  • Les Cotisations à payer dépendent du chiffre d’affaires et non des bénéfices ; ce qui conduit l’entrepreneur à prévoir une marge assez importante.
  • Les chiffre d’affaire doit être déclaré tous les mois ou chaque trimestre sinon le chef d’entreprise sera obligé de payer une pénalité de 46 euros (en 2012) avec le calcul des cotisations sur un CA forfaitaire.
  • La TVA des achats ainsi que d’autres charges ne sont pas déductibles des impôts.

– Tout auto-entrepreneur est redevable de tout même sur ses biens personnels. Pour ce faire, il doit protéger son habitation principale, par un acte notarié d’insaisissabilité.

– Il n’est pas facile d’obtenir des prêts à cause de la réticence des banques.

– Impossible d’obtenir un extrait Kbis (document officiel attestant l’existence juridique d’une entreprise commerciale en France) en s’inscrivant directement en auto-entrepreneur puisqu’on n’est pas inscrit au RCS (Registre des Commerces et des Sociétés). Ceci dit que ces entreprises ne peuvent pas travailler avec certains grossistes dans le cadre d’une activité d’achat-revente.

– Obligation de se caser principalement dans les marchés de niche ou sur la vente de produits immatériels (logiciels, ebooks, musique, voyages,…) vu que les marges sur des produits standards sont très faibles.

– Le chiffre d’affaires de ce statut est plafonné ce qui oblige l’auto-entrepreneur à changer de statut à la fin de l’année ou au bout de deux ans suivant le seuil de dépassement. (Cette obligation de changement reste valable si l’entreprise a été créée en cours d’année et que le plafond au « prorata tempo ris » est dépassé suivant un certain seuil).